Entre deux

Entre deux

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas écrit…
J’étais entre deux.
Entre deux pays. Entre deux vies.
Un entre deux qui a duré plus de temps que prévu.
Et c’est très bien ainsi.

On ne peut pas quitter un pays de cœur, une vie qu’on aime,
et passer à un autre, une autre, d’un clac de doigts !

Prendre le temps.
Vivre chaque instant.
Tel qu’il est.
Faire le deuil.
Sourire.
S’ouvrir.
Au nouveau.

L’avion est bien trop rapide. Le bateau était bien mieux.
Pour boucler la boucle.
Arrivée en bateau en juillet 2002. Repartie en bateau en mai 2018.
Presque 16 ans entre deux.
12 ans de désert, à Douz.
Une longue escale à Djerba, l’île des Lotophages. Déjà un entre deux…

Au programme : 2 000 km et 5 jours pour passer du Sud de la Tunisie au Nord de la France.
De quoi prendre conscience de la distance.
Et de quoi mettre de la distance.
Entre deux pays. Entre deux vies.

De l’imprévu s’est greffé entre deux.
Je voulais de l’aventure. J’ai été servie !

Problèmes de voiture, problèmes de douane, bateau manqué.
Nous avons quitté la Tunisie sous la tempête, au propre comme au figuré.
Plus tard que prévu.
Pour arriver plus au sud que prévu.
Après 28 heures de traversée houleuse.

A l’arrivée, il faisait nuit.
Le lendemain matin, le soleil brillait.
Et nous étions à Pompéi !
Wouah !
Et finalement, si nous y arrêtions, nous aussi, le temps ?
Et puisque le temps était arrêté, autant continuer sur cette même lancée !

De magnifiques paysages, de belles rencontres, des moments inoubliables.
Une vie au jour le jour.
Juste selon l’envie et l’opportunité.
Entre deux…

Cela fait maintenant un mois que je suis arrivée.
Arrivée physiquement mais toujours entre deux, dans la tête.
Jusqu’à ce début de semaine où les mots reviennent et où les doigts me démangent.
Ça y est, je suis réellement arrivée !
Posée, dans ma nouvelle vie.
Posée, et nomade.
Parce que l’un n’est nullement dépendant de l’autre.

Cela reste toutefois un défi pour moi qui aime tellement avoir mon petit chez-moi, avec mes petites habitudes !
Nomade dans l’âme, oui, mais dans la réalité…
Et posée, oui, mais seulement depuis quelques jours, et pas dans tous les domaines de ma vie…

Une chose à la fois !
Aujourd’hui, je me sens posée, et nomade.
Et toi ? Posé-e ? Ou entre deux ?

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Je ne pars pas faire le tour du monde !

Je ne pars pas faire le tour du monde !

Je ne pars pas faire le tour du monde. Je n’en ressens nul besoin.
En fait, faire le tour du monde ne me tente même pas.
Découvrir d’autres paysages, d’autres pays, et surtout d’autres peuples, oui.
En m’y posant, pour prendre le temps, vraiment, de le vivre de l’intérieur.
Comme je l’ai fait en Tunisie.

Ce que j’aime dans le voyage – ou plutôt dans le vivre ailleurs – c’est découvrir les gens, chez eux.
Comprendre – de l’intérieur – comment ils vivent, comment ils pensent, quelles sont leurs croyances, leur façon de voir la vie.
Pour les confronter à mes propres habitudes, mes propres pensées, mes propres croyances, ma propre façon de voir la vie.
Apprendre des différences, et des similitudes.
Et partager les différents points de vue.
Et ça ne se fait pas en accumulant les pays.

En fait, j’aurais adoré être anthropologue !
Sans le côté scientifique.
Finalement, c’est un peu ce que je suis, dans l’âme.
Et c’est ce qui me pousse à toujours mieux chercher à comprendre les autres – et moi en face.

Et finalement peu importe où je suis.
Il y a partout les autres – et moi en face.

Alors, en quittant la Tunisie, je continue juste mon tour de moi, face aux autres, ailleurs.
Cet ailleurs sera d’abord en France et environs.
Parce qu’il n’y a pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour aller à la rencontre de l’autre, et de soi.

Et toi, tu aimes quoi dans le voyage… ?

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Bye Bye Starlet, je t’aimais tant…

Bye Bye Starlet, je t’aimais tant…

Bye Bye Starlet, je t’aimais tant…

Elle est partie, hier, vers de nouvelles aventures, avec son nouveau propriétaire…
Après 18 ans de vie commune !
Elle représente toute ma période Tunisie. Nous avons vécu tellement de choses ensemble !
Elle est arrivée dans ma vie juste quelques mois avant de découvrir le désert tunisien. C’est avec elle que je suis arrivée à Douz. C’est sans elle que je repars, dans quelques semaines.
Bye Bye Starlet, je t’aimais tant ♥

Une page se tourne. Je ne peux plus faire semblant…

Je continue mon tri, je vends, je jette, je donne.
Et c’est difficile.
Je me sens partagée entre deux, entre l’avant et l’après.
Tout en sachant que la solution est au milieu : dans le présent, dans le ici & maintenant.

Dans le ici & maintenant, tout va bien.
Dans le ici & maintenant, tout va toujours bien.
Même quand le ici & maintenant est empli de tristesse ou d’un sentiment de fatigue.
Juste accueillir ce qui est là. Et se laisser traverser par ces sentiments et sensations moins agréables. En sachant qu’ils ne sont que passagers.
Si la porte leur est grande ouverte !

J’ai longtemps lutté contre eux. Par la pensée positive, par un changement d’attitude et de regard, par mille et une techniques de développement personnel.
Et cela marche.
Mais cela marche aussi sans lutter. Alors, à quoi bon retrousser ses manches ?!

Quand la tristesse et/ou la fatigue sont là, je ne force plus.
Je me pose, je les écoute, j’observe ce que cela provoque en moi.
La fatigue est justement là pour que je me pose.
La tristesse me parle de la valeur affective de ce dont je me sépare.
Même si c’est mon choix.

Les objets ne sont qu’une excuse. A travers eux, je laisse derrière moi tout un pan de ma vie, un pays et des gens que j’aime.
Alors je prends le temps de faire ce deuil dès que la tristesse pointe le bout de son nez.

Quand je prends du temps pour elle, elle ne dure pas.
Quand je force ou que je me plonge dans mille autres choses pour l’éviter, ou faire semblant de ne pas la voir, elle reste.
Le choix est vite fait !

Alors, le sourire, l’énergie et l’enthousiasme repassent sur le devant de la scène.
Parce que oui, j’aime aussi faire ce tri, prendre le temps pour chaque objet, me rappeler les souvenirs, me réjouir de sa nouvelle vie.
J’aime aussi profiter de tout ce qui est encore là et l’apprécier, encore plus, parce que je sais que c’est limité.
J’aime aussi cette idée de tout lâcher, et de m’alléger, au propre comme au figuré.

Bye Bye Starlet, une page se ferme, une autre s’ouvre.
Et j’ai hâte !
😃

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Mon rêve est inatteignable !

Mon rêve est inatteignable !

Mon rêve est inatteignable !

Mon rêve, en devenant nomade, est de m’alléger de tout ce qui m’alourdit, de vivre libre comme l’air et de voguer, joyeuse, dans le flux de la vie.
C’est inatteignable. Je le sais. Et peu importe.

Ce qui embellit le désert, c’est qu’il cache un puits quelque part.
Ce qui embellit la vie, c’est qu’elle cache un rêve quelque part…

Quand j’ai rencontré le désert, j’avais envie de tout découvrir et chaque randonnée avait SON but, SA destination. C’est ainsi que j’ai peu à peu découvert tous les « must see » du Sahara tunisien, et bien d’autres recoins. J’en garde des étoiles plein les yeux !

Mais le plus beau de chacun de ces voyages, ce n’était pas la destination, c’était les soirées au coin du feu, les rires, les discussions, la douceur du sable, une fleur, un oiseau, une perle de rosée sur une brindille. Ce que je retiens de chacun de ces voyages, ce n’est pas la destination, c’est le chemin…

Alors peu importe que mon rêve soit inatteignable !
En fait, ce qui m’excite à l’idée de partir vers ce rêve, c’est… de partir. C’est de découvrir tout ce que je vais rencontrer sur le chemin. C’est de faire un pas, puis un autre. Vers l’inconnu. Vers tous les possibles.

Mon rêve est inatteignable et pourtant chaque pas m’en rapproche. Chaque pas me le rend plus atteignable, plus accessible, plus imaginable. Plus probable. A chaque pas, je recule les frontières du possible. De MON possible… Et peut-être qu’un jour, je l’atteindrai !
Ou pas.
Peu importe.

Sur le chemin, mon rêve a mille fois le temps de changer…

Et toi ton rêve, c’est quoi ?

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Ça n’est pas raisonnable…

Ça n’est pas raisonnable…

Ça n’est pas raisonnable…

Parce que ça n’est pas raisonnable, on reste souvent dans une vie qui ne nous convient pas, ou pas vraiment. Avec un tas d’excuses pour ne surtout rien changer. Même si parfois on se surprend à rêver d’autre chose. Des rêves que l’on garde pour soi. Parce que l’on sait que, si on rêve trop fort, notre entourage aura vite fait de nous faire remettre les pieds sur terre.

Le changement fait peur.
Les excuses ne sont que de fausses excuses. La véritable raison est la peur.
Et parce qu’on a peur, on se fait une véritable montagne de ce qui n’est, peut-être, pas si grand…

Tout ce que tu as fait pour la première fois, tu l’as fait avec la peur. Même si tu ne t’en souviens pas.
Tu as fait tes premiers pas avec la peur, tu es monté-e sur le vélo avec la peur, tu as embrassé ta ou ton premier amoureux avec la peur, tu avais encore cette peur quand tu as commencé ton boulot. Et pourtant tu l’as fait. Malgré la peur.

Tu l’as fait parce que cela était « normal », allait de soi.
Tu l’as fait parce qu’on (tes parents, tes ami-e-s, la société) t’y a encouragé-e.
Tu l’as fait parce que tout le monde le faisait.
Et là, tes rêves te font peut-être sortir du cadre…

C’est pourtant la même chose. Si tu as dépassé toutes ces peurs depuis que tu es né-e, alors tu peux aussi dépasser celles-ci.

Ce qu’il te manque, c’est juste un espace inspirant, bienveillant, soutenant, porteur. Un espace où tu n’es pas seul-e à avoir des rêves et le désir de les réaliser. Un espace où la peur est accueillie, pour ce qu’elle est. Un espace où tu apprends à la dépasser, à oser, le premier pas, puis les suivants.

Je suis tout sauf casse-cou. Je n’ai même marché qu’à deux ans ! Et pourtant, si je regarde en arrière, qu’est-ce que j’en ai dépassé comme peurs ! Et qu’est-ce qu’elles m’ont semblé si banales une fois que je les avais dépassées !

Prends un instant pour regarder toi aussi en arrière, regarder toutes ces peurs que tu as eues et qui te semblent aujourd’hui si dérisoires.
Et si tu osais encore, que ferais-tu… ?
Parce que chaque pas d’audace te rend plus vivant-e… : L’audace d’être soi

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Je procrastine…

Je procrastine…

Je procrastine. Tu sais, cette tendance à toujours tout remettre au lendemain. Je suis très douée pour cela !

Le grand départ approche à grands pas et je dois faire le tri de mes affaires. Ce que je garde, ce que je jette, ce que je donne, ce que je vends, à qui, combien, comment. Un gros gros tri de printemps, un tri d’avant déménagement.
Le tri est très simple puisque je ne veux garder que le strict minimum.
Dans ma tête, tout est clair.
Dans les faits…, rien n’est fait.

Ce n’est pas bien grave en soi. Dans les faits, je peux très bien attendre le dernier moment, quand je n’aurais plus le choix. Sauf que tout ce tri que je dois faire, il n’est pas seulement dans les faits, il est aussi dans ma tête ! Et il encombre ma tête…

Tu connais ça toi aussi ? (suite…)

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